Auteure : Martine St-Onge, directrice de l'AFÉSEO

Quelle est la place de la petite enfance francophone dans la francophonie?

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Chers fournisseurs de services éducatifs à l’enfance francophones : Vous est-il déjà arrivé de tenter de définir le type de partenariat que vous entretenez avec vos partenaires? Parce qu’il faut le dire, il y en a plusieurs : les conseils scolaires, les municipalités, le ministère de l’Éducation, le bureau de santé, le service des incendies, les services d’inclusion, les services sociaux, les services d’établissement, les collèges… la liste peut être très longue! 

Quand on creuse un peu plus loin, on constate que plusieurs d’entre eux ont le pouvoir de nous retirer le droit d’opérer, pas qu’ils auraient intérêt à le faire, mais ils le pourraient.  Parfois, ils doivent le faire. Les conseils scolaires financent les locaux, la municipalité finance les services, le ministère octroie les permis, etc.  

Est-ce que les bailleurs de fonds peuvent établir le même type de partenariat que d’autres partenaires n’ayant pas le pouvoir « de vie ou de mort » sur l’autre partenaire? Est-il possible d’établir un partenariat égalitaire? Il n’y a probablement pas de bonne ou de mauvaise réponse à cette question; ou plutôt, la réponse serait « ça dépend ». 

Alors, ça dépend de quoi? De l’importance qu’accorde le partenaire à la contribution de l’autre? De la reconnaissance des expertises complémentaires? De la taille respective des partenaires? De l’autosuffisance des partenaires? Du besoin de contrôle des conditions dans lesquelles sont offerts les services? 

C’est dans cet ordre d’idées qu’avait lieu à Toronto, la semaine dernière, la rencontre en personne avec 10 des 12 conseils scolaires de langue française. Les représentants et représentantes de la petite enfance, œuvrant au sein des conseils scolaires et de l’AFÉSEO, ont répondu à la question suivante : Quels sont les thèmes, les enjeux et les possibilités à explorer pour la création de partenariats authentiques visant la viabilité et la qualité des services à l’enfance francophone? 

Des conversations, parfois courageuses, ont émergé de cette rencontre. Celles-ci ont permis une meilleure compréhension du contexte de la petite enfance dans les deux systèmes et ont abouti à des plans d’action pour transformer cette opportunité en actions concrètes. D’autres rencontres sont prévues pour continuer le travail et concrétiser des actions communes visant les mêmes objectifs d’amélioration des services éducatifs à l’enfance francophones. 

Cette rencontre s’inscrivait dans la continuité de rencontres de ce même sous-groupe, qui ont lieu depuis le printemps 2022 (virtuellement de façon trimestrielle), pour discuter des enjeux en petite enfance et pour explorer des pistes de partenariats pour agir sur ces enjeux. Nous avons pu valider que les relations sensibles et attentives sont nécessaires à la création d’un espace de partage respectueux, incluant les relations avec les partenaires ayant un intérêt en petite enfance qui gravitent dans notre écosystème.  

Était-ce le début d’un partenariat systémique égalitaire? L’histoire est à suivre! 

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