Main-d’œuvre immigrante francophone en petite enfance - Identification et sélection
- MAJ : le
Véronique Emery
Responsable de projets en recrutement
veronique.emery@afeseo.ca
Bailleur de fonds du projet
IRCC (Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada) et CNPF
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Point déclencheur du projet
Nous vivons, depuis plusieurs années, une crise de la main-d’œuvre provoquée majoritairement par des salaires bas et peu attractifs au regard des conditions de travail difficiles. De plus, les conditions de travail sont non concurrentielles, le secteur éprouve des difficultés à trouver du personnel de qualité qui parle français, la procédure de recrutement et d’orientation est lourde, due au roulement élevé du personnel éducateur. Les processus d’orientation sont trop courts (les nouveaux membres du personnel sont tout de suite noyés dans les méandres des centres, ils n’ont pas le temps de prendre leur marque confortablement et d’intégrer toutes les règles inhérentes au secteur de la petite enfance). Les employeurs ont des difficultés à retenir le personnel nouvellement embauché (manque de formation, recrutement dans l’urgence qui fait peur au nouveau personnel, impatience du personnel déjà en poste qui doit encore et toujours former le nouveau personnel, etc.).
La pandémie a exacerbé cette crise à tel point que certains programmes ont été forcés de fermer des salles, de limiter les inscriptions ou de modifier les heures d’ouverture parce qu’ils ne pouvaient pas conserver leur personnel ou en recruter de nouveaux. Nous savons que si la crise de la main-d’œuvre se poursuit, un plus grand nombre de membres du personnel éducateur quitteront définitivement la profession, la disponibilité des services de garde d’enfants diminuera davantage et les enfants, les familles et les communautés francophones de l’Ontario s’en ressentiront.
En 2022, Éconocoop a effectué une étude auprès des pourvoyeurs de services de garde d’enfants francophones, dont les résultats ont démontré que la capacité opérationnelle des répondants était à un peu plus de 60%. Il ne serait pas surprenant qu’en date d’aujourd’hui, ces résultats soient encore plus bas. Ce qui veut dire que sur les 35 000 places au permis des centres francophones, 14 000 places ne sont pas comblées. Ceci représente autant de parents, potentiellement bilingues, qui ne peuvent pas retourner sur le marché du travail, ce qui accentue la pénurie de main-d’œuvre bilingue dans tous les autres secteurs ou qui ont trouvé des places au sein de centres éducatifs anglophones et qui prendront la décision que leur enfant sera éduqué dans le système scolaire de la majorité. Cela, sans compter la création de places supplémentaires qui accentuera cette pénurie.
Nous avons besoin de trouver des solutions pour la petite enfance et c’est pourquoi nous cherchons à trouver des façons novatrices pour recruter le personnel éducateur. Nous nous tournons vers la main d’œuvre immigrante comme étant une solution possible face à la pénurie. Cependant, que cette main d’œuvre soit formée à l’étranger et arrive avec un permis de travail temporaire, ou que cette main d’œuvre soit déjà présente au Canada mais bien souvent non formée dans le domaine, cette solution est semée de défis : ceux du recrutement, ceux de l’accueil et ceux de l’intégration professionnelle.
Résultat(s) ou impact(s) visé(s)
Point déclencheur du projet
Notre objectif est d’identifier et de sélectionner les candidatures présentant des profils ayant les meilleures chances de s’établir en permanence au Canada pour œuvrer en petite enfance francophone en Ontario.
Face à la pénurie du secteur, les employeurs en petite enfance francophone de l’Ontario doivent se tourner vers le recrutement international comme une des solutions possibles face à cette pénurie de main-d’œuvre.
Objectifs principaux
Notre objectif est d’identifier et de sélectionner les candidatures présentant des profils ayant les meilleures chances de s’établir en permanence au Canada pour œuvrer en petite enfance francophone en Ontario.
Augmenter le nombre de places disponibles.
Augmenter la rapidité d’intégration professionnelle lors de l’arrivée de la main-d’œuvre immigrante.
Favoriser et faciliter l’obtention de leur statut de résident permanent.
Favoriser la vitalité des communautés francophones en Ontario.
Réduire le nombre d’incidents graves et de conflits impliquant la main-d’œuvre immigrante.
Permettre l’accompagnement des familles nouvelles arrivantes qui fréquentent les centres éducatifs francophones.
Dates ou durée du projet
Activités principales qui en découlent
De janvier 2025 à mars 2027
Organiser une mission de recrutement par année, dans des pays où les diplômes sont jugés équivalents à ceux de l’Ontario;
Créer des partenariats dans les pays identifiés comme ayant des diplômes équivalents afin de faciliter le processus de recrutement et de sélection;
Élaborer et piloter un processus de sélection visant l’adéquation du profil des candidatures sélectionnées et celui des employeurs que nous représentons;
Élaborer et mettre en œuvre un plan d’évaluation.
Partenaires et collaborateurs (externes)
- Les trois réseaux de soutien à l’immigration de l’Ontario (Nord, Est et Centre-Sud-Ouest)
- La Société économique de l’Ontario
- Nos homologues des autres provinces intéressés à recruter à l’international
- La Commission nationale des parents francophones
- Le Collège Boréal
- Le Collège La Cité
- Le ministère du Travail, de l’Immigration, de la Formation et du Développement des compétences
Publics cibles
Rapports de recherche et outils de vulgarisation
- Les employeurs en petite enfance intéressés à recruter à l’international
- Les candidats et candidates visant un poste dans un service éducatif francophone en petite enfance en Ontario
- Les partenaires communautaires