Chantale Parent, EPEI – Facilitatrice pédagogique, CEF

Pendant une discussion, il devient parfois difficile de réfléchir et de connaitre la raison pour laquelle nous réfléchissons. Le processus devient intense et c’est à cet instant que le silence s’empare de la majeure partie de notre cerveau.

La puissance d’une question peut provoquer le silence au sein d’un groupe. La personne a besoin de réfléchir en profondeur concernant ses pratiques, son vécu et même au niveau de ses valeurs et de ses croyances.

La puissance d’une question peut provoquer le silence au sein d’un groupe. La personne a besoin de réfléchir en profondeur concernant ses pratiques, son vécu et même au niveau de ses valeurs et de ses croyances.

Le silence a sa place.


Il y a différentes raisons de laisser la place au silence. C’est un processus difficile, je sais. Moi-même, je dois toujours m’exercer à cette technique.

Les gens sont souvent mal à l’aise avec cette pratique, mais pourquoi donc ? Pourquoi doit-on prendre le temps de laisser de la place au silence?

Lors de réflexions, la place qu’on fait au silence aide à pousser la réflexion au-delà de la question posée. Parfois, on a l’impression que quelqu’un doit dire quelque chose pour briser ce silence afin de poursuivre les discussions. Ce processus est important si l’on veut pouvoir trouver « sa » propre réponse. De nos jours, il est difficile de réfléchir au sujet de nous-mêmes et de se regarder le nombril, car l’être humain a pris l’habitude d’avoir un « oui » ou un « non » comme réponse à son questionnement.

Le silence est utilisé de plusieurs façons et offre de nombreux avantages. En méditation par exemple, le silence est important pour permettre à l’esprit de se vider.

Le silence peut avoir des effets très positifs lors des discussions. Celui-ci donne une tribune aux participants, leur donnant la parole et la chance de s’exprimer. Parfois, c’est le petit moment que le participant attend afin d’être à l’aise dans son inconfort et se faire entendre par le reste du groupe.

Combien de temps dois-je allouer au silence?

Une stratégie à utiliser est de compter dans votre tête. Laissez passer 10 à 15 secondes afin de laisser la tribune ouverte. Si nous prenons la parole trop vite, ceci risque de brimer les réflexions internes. Cependant, il ne faut pas laisser trop de temps car les participants auront l’impression que les discussions n’avancent pas et qu’ils perdent leur temps.

Pour avoir un changement, nous devons réfléchir à nos actions. Le fait de s’asseoir en cercle et de discuter ouvertement peut causer un changement chez le participant. Il faut pratiquer sa patience en appliquant cette technique. Qui sait? Il pourrait y avoir un changement extraordinaire lors de vos discussions!

Un dernier petit conseil! N’oubliez pas de faire un tour de table avant la fin des discussions. Ceci laisse la chance d’avoir une voix à tous les participants et qu’ils soient entendus.

Avez-vous déjà expérimenté avec les silences lors de conversations et tours de tables?

Quelles ont été les réactions des participants?

Seriez-vous prêt à proposer à votre équipe de tenter l’expérience et que chacun s’engage à se rappeler mutuellement d’allouer des moments de silence?

Et vous, êtes-vous à l’aise avec le silence?

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