Mélanie Couturier, EPEI – Facilitatrice pédagogique, CEF

Ça sent le printemps et j’en suis bien heureuse. Les saisons et la température ont une grande influence sur mon humeur, ma santé et mon bien-être. Lorsque j’entends le gazouillis des oiseaux et que je vois les premiers bourgeons, c’est comme si mon corps, mon esprit et ma créativité se réveillaient. C’est une lueur d’espoir qui renaît après la grisaille de l’hiver. Ce sentiment m’a poussée à me questionner sur le rôle de l’environnement dans nos vies.  Plus précisément sur MON rôle et MON influence dans cet environnement.

En tant que leader, je devine que je laisse des traces dans mon milieu mais en suis-je vraiment consciente ? A quel point j’influence mon environnement et comment puis-je transmettre cette influence de manière positive ? Cette citation que j’ai vu passer récemment a inspiré mes réflexions :

“Quand une fleur ne fleurit pas, vous corrigez l’environnement dans lequel elle se développe, et non la fleur.”

Alexander Den Heijer

On connaît très bien la manière dont le milieu de l’enfant influence son comportement, ses réactions, ses curiosités, son jeu et ses apprentissages. Par exemple, qu’arrive-t-il lorsqu’un bambin arrive dans une grande pièce vide ? Il court ! Sa réaction est presque automatique. Qu’arrive-t-il lorsque ce même bambin arrive dans un petit local avec 14 autres bambins, de la musique, du bruit, des lumières éblouissantes, des tonnes de meubles, des jouets empilés partout et des adultes ? Alors là, le résultat est tout à fait différent ! Difficile de deviner la réaction de ce bambin sans avoir un peu plus d’information à son sujet et d’avoir bien observé le contexte où il évolue.

Lorsqu’on dit que l’environnement est le 3eéducateur de l’enfant, on pense souvent aux éléments physiques qui remplissent  l’espace, ce qui n’est pas faux. Par contre on sous-estime souvent l’importance des relations dans ce même environnement. Si on observe un bambin seul dans ce même local, il explorera différemment que si on ajoute 14 petits autour de lui. Pourquoi ? Les relations qu’il crée avec les autres, son observation des autres enfants et des adultes influencent ses choix et ses gestes.

Quel est donc mon rôle dans tout ça ? Un peu comme un jardinier qui s’assure de la qualité de la terre, de l’ensoleillement, du fertilisant, de l’arrosage afin de faire fleurir son jardin. Les professionnels en petite enfance doivent réfléchir et se questionner sur leurs propres influences dans leur environnement. La responsabilité nous revient d’adapter, de modeler, d’observer et de co-apprendre avec nos petites fleurs grandissantes. Pour faire cela, il ne faut pas avoir peur d’affronter nos craintes, nos incertitudes, nos questionnements et de faire des erreurs. Faire des essais et des erreurs fait partie du processus d’apprentissage autant de l’enfant que de l’adulte. Être un professionnel de la petite enfance c’est aussi adopter une attitude d’ouverture et de désir de changement. Après tout, nous sommes également des fleurs en croissance et la croissance c’est le processus de toute une vie.

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