Un enfant appuyé sur un arbre

2026 : année de valorisation des services à l’enfance francophones?

On peut dire de l’année 2025 qu’elle nous aura permis d’affirmer, sans hésitation, que le financement public des services éducatifs à l’enfance est essentiel. Les familles ne voudraient surtout pas retourner à l’ancien modèle dans lequel ils devaient assumer la totalité des frais mensuels.

En effet, malgré deux élections – une fédérale et une provinciale, ni l’une ni l’autre ayant priorisé la petite enfance comme enjeu électoral – le financement demeure en place. Cela dit, la situation actuelle est loin d’être idéale pour les fournisseurs de services. Entre autres, on constate une pénurie du personnel éducateur, des montants de financement incertains, des processus de reddition de comptes et de demande de financement imprévisibles et sans uniformité entre les régions.

Un enjeu demeure particulièrement inquiétant pour les fournisseurs de services à l’enfance francophones : le manque reconnaissance officielle de la petite enfance francophone comme partie intégrante du continuum de l’éducation de langue française. Cette reconnaissance qui permettrait un engagement à un financement adéquat et récurrent.

Lors de notre tournée provinciale au cours de la dernière année, vous nous avez dit qu’il est très difficile d’opérer un service de qualité en français lorsque : 

  1. Les règles de financement ne reconnaissent pas le contexte spécifique des centres francophones;
  2. Les gestionnaires municipaux ne peuvent pas communiquer en français au sujet des processus et procédures complexes liées au financement;  
  3. La formation offerte aux équipes est en anglais, ou bien même si elle est offerte en français l’environnement n’est pas propice à l’apprentissage et la création d’un sentiment d’appartenance à la communauté francophone;
  4. Le recrutement de main-d’œuvre francophone qualifiée occupe beaucoup de votre temps administratif et le roulement de personnel gruge vos ressources financières; 
  5. Les gestionnaires municipaux favorisent uniquement la création de places bilingues, alors que vous avez un mandat francophone.

Alors, ensemble, comment pouvons-nous rendre visible l’impact d’un tel contexte sur notre capacité à offrir un service de qualité en continu?

Comment démontrer que, jour après jour, le personnel éducateur œuvrant en services à l’enfance francophones doit relever un défi monumental?

Comment démontrer qu’en fin de compte c’est le développement des enfants francophones qui en souffre?

Les services éducatifs à l’enfance francophones sont essentiels à la pérennité de la langue française et de nos cultures francophones. Qu’on le dise haut et fort; que ce soit dit et entendu! 

 

Martine St-Onge, directrice générale

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